Les Passagers de la nuit

De Mikhaël Hers

Avec Charlotte Gainsbourg, Quito Rayon Richter, Noée Abita, Megan Northam, Emmanuelle Béart
Drame | France | 1h51 |

Paris, années 80. Elisabeth vient d'être quittée par son mari et doit assurer le quotidien de ses deux adolescents, Matthias et Judith. Elle trouve un emploi dans une émission de radio de nuit, où elle fait la connaissance de Talulah, jeune fille désœuvrée qu'elle prend sous son aile. Talulah découvre la chaleur d'un foyer et Matthias la possibilité d'un premier amour, tandis qu'Elisabeth invente son chemin, pour la première fois peut-être. Tous s'aiment, se débattent... leur vie recommencée ?

 

Le film est précédé du court métrage "Histoire tragique avec fin heureuse" de Régina Pessoa, Animation, France, 2005, 7,46 min, sur les séances du mardi 17 à 21h, du mercredi à 20h30n du jeudi à 14h, du samedi à 20h30, du dimanche à 20h45; du lundi à 16h et du mardi à 18h30. 

Il suffit d’avoir un cœur d’oiseau qui bat très fort pour se sentir différent. Une petite fille en fait la troublante expérience dans son village. Aussi bien alors se faire oublier et se fondre douillettement dans la foule. Mais il serait si bon de prendre des ailes et s’envoler… Et si c’était là le meilleur moyen de trouver dans le cœur des autres la place dont on a toujours rêvé ?  Regina Pessoa travaille en recouvrant d’abord en partie d’encre de Chine ses personnages dessinés sur papier glacé. Dans un deuxième temps, elle gratte l’encre pour faire apparaître les détails de ses personnages. Cette technique est un parti pris très marqué. L’opération porte en elle-même une certaine violence (il faut une lame acérée pour faire apparaître la forme). Le rendu qui s’apparente à la gravure est très contrasté et donne des formes saillantes. Régina Pessoa choisit cette pratique pour traiter d’un sujet très personnel : son film qui parle de la différence est dédié à sa mère, qui a souffert de schizophrénie.